Écovillage : les coulisses de la Lettre

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En février 2021, Les Lettres d’Alice sont allées explorer de près le mode de vie d’un écovillage. Au cœur du centre Bretagne, à côté de Priziac, l’écovillage du Bel-Air est né voici quelques années. Au bord d’un lac, un terrain verdoyant tendait les bras aux six jeunes porteurs de projet qui lui ont donné vie. Une petite communauté que notre personnage d’Alice a exploré avec délice, depuis la découverte du fonctionnement économique jusqu’aux constructions participatives, en passant par la permaculture ou la gestion des relations sociales... Dans cet article “coulisses”, notre journaliste Morgane Olès vous raconte tout de comment s’est déroulé ce reportage de terrain !

Pourquoi cette Lettre ?

J’ai été journaliste pendant deux ans en centre Bretagne, dans un hebdomadaire local qui traitait toutes sortes de sujets. Cela a été une expérience très riche de découvertes. Parmi ces découvertes, il y a eu ma rencontre avec l’écovillage de Priziac. Ma route a croisé celle des six fondateurs du lieu en 2019, alors qu’ils venaient tout juste de s’installer sur le terrain. À l’époque, ils habitaient encore tous dans la maison centrale, leurs habitats individuels n’étaient pas encore construits. Fascinée par leur projet, j’étais restée discuter avec eux bien plus longtemps que de coutume pour un petit reportage ! Deux ans plus tard, j’ai eu l’occasion de déterminer moi-même sur quel sujet mettre l’accent en créant les Lettres d’Alice. J’ai alors eu l’idée d’y revenir, pour y vivre cette fois-ci en immersion pendant quelques jours et mieux me rendre compte de quoi il retournait. La petite communauté avait bien évolué, et m’a accueillie en décembre 2020. Pour eux, il s’agissait d’une période de bouleversement. Certains membres quittaient l’aventure, d’autres arrivaient tout juste, la situation financière n’était pas des plus simples… Les habitants de Bel-Air ont choisi de m’accueillir malgré cela, ce qui m’a permis d’observer de plus près les aspects les plus complexes d’un lieu comme celui-ci !

Ce qui est fictif

- Alice se perd dans la forêt : en réalité, j’avais demandé aux habitants de Bel-Air plusieurs mois à l’avance si je pouvais venir, cela n’était donc évidemment pas un hasard. Il se peut toutefois que j’aie tournicoté un certain temps dans la forêt pour retrouver l’entrée du village que j’avais quelque peu oubliée.

- Le rythme : une Lettre d’Alice, c’est un peu condensé, et il est compliqué d’y retranscrire véritablement le rythme de l’écovillage. C’était une expérience assez unique de n’avoir pas d’horaire, de vivre au rythme de son corps, mais de tout de même retrouver les autres à des moments clefs qui bouillonnaient d’activité !

- Alice se promène et observe tranquillement l’écovillage : en fait, je me suis bien promenée un matin pour explorer un peu les lieux par moi-même, mais je me suis retrouvée devant une scène de cavalcade ! Jesse et Daphnée avaient laissé échapper les chevaux de leur enclos, et nous avons passé un certain temps à leur courir après...

 

Ce qui ne l’est pas du tout, et c’est plutôt rigolo
 

- La monumentale pile de couettes : j’ai effectivement passé la nuit dans une caravane à la porte un peu artisanale, et si nous n’étions pas en février, le mois de décembre n’était pas non plus si chaud. Soucieux de mon bien-être, Jesse m’a donc littéralement ensevelie sous une pile de couettes ! Comme cela ne suffisait pas tout à fait, j’ai accueilli dans la nuit le chaton de la maisonnée. Il faisait une excellente bouillotte.

 

- La porte toujours ouverte : je n’ai jamais trouvé porte close à l’écovillage de Bel-Air ! Sans doute parce qu’entre les différentes allées et venues, il n’est finalement jamais vraiment désert… On a donc toujours un peu l’impression d’arriver chez soi en passant le seuil de la maison commune. 

 

- L’arrachage de chou malencontreux : je l’avoue, les médiocres qualités jardinières d’Alice sont largement inspirées des miennes… J’ai donc voulu observer l’activité jardinage de plus près en prêtant main forte pour planter des choux, mais j’ai malencontreusement arraché d’innocents plants qui n’avaient rien demandé à personne. Mea culpa.
 

Mes sources écrites

 

- Madeg Leblay, La néo-autochtonie comme ressort de l’activisme anticipateur : observation de trois lieux d’habitat rural, coopératif et écologique, Pôle Sud, 2020

 

- Réseau français des écovillages

 

- Hildur Jackson, What is an ecovillage


- Passerelle éco, réseau d’écovillages

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